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Etude de l’UWE : Meusinvest incrédule!

Meusinvest a pris connaissance de l’écho fait par la presse à propos de l’étude de l’Union wallonne des Entreprises (UWE) sur l’évaluation des invests (voir ci-dessous).

Le Président, Jean-Michel Javaux, et le Directeur général, Gaëtan Servais, s’étonnent des résultats de cette étude. Ils étaient encore présents, mardi dernier, à la table ronde organisée par BDO sur le thème « Entreprendre » et regroupant une centaine d’entrepreneurs. Au cours de cette table ronde, les entrepreneurs ont une nouvelle fois souligné le rôle important joué par Meusinvest, outil de proximité et de terrain, dans le soutien et le développement de l’activité des PME dans une période de crise économique structurelle caractérisée par une difficulté croissante d’accès au crédit.

Il n’aura en effet échappé à personne, et certainement pas à l’UWE, que la crise économique et financière perdure depuis septembre 2008. Dans ces contextes économique et financier tendus, Il est important de rappeler que les PME n’ont jamais eu autant de difficultés à accéder au crédit pour le financement de leurs projets de développement. Les outils de financement public de proximité, comme les appelle l’UWE, jouent donc pleinement, depuis 2008, leur rôle d’effet de levier en soutenant l’activité économique wallonne et plus spécifiquement, la croissance des PME. Qui, rappelons-le, constituent plus de 80% du tissu économique wallon.

L’étude de l’UWE met ensuite en exergue les chiffres relatifs aux trésoreries des invests. Trésoreries que l’UWE fait apparaître comme un trésor de guerre sur lequel les invests dormiraient. Constatons que les chiffres retenus par l’UWE ne sont pas corrects. En effet, pour Meusinvest le montant de 117 millions d’euros est cité. Un montant qui prend en compte les importants fonds européens (Feder) alors qu’ils sont en fait capitalisés (60 millions d’euros) et seront intégralement investis durant la période de programmation. D’autre part, l’UWE ne tient pas compte des prêts décidés mais non encore exécutés (en dehors des fonds européens, bien sûr), soit 14 millions d’euros.

Meusinvest insiste sur le fait que les chiffres cités par l’UWE s’arrêtent en 2011. Or, depuis cette étude, Meusinvest a déjà investi pas moins de 80 millions d’euros (en 2012 et 2013) au bénéfice des PME liégeoises. Ce qui prouve bien la dynamique de soutien de notre outil.

La trésorerie « réelle » de Meusinvest est donc de 36 millions. Soit un montant équivalent à deux ans d’activité de Meusinvest et non les 5,8 ans annoncés par l’UWE.

Enfin, l’UWE estime que les invests ont une « aversion au risque ». Une lecture très étonnante. En effet, Meusinvest est présent au capital de 64% (140 sociétés) des sociétés de son portefeuille. Il y a donc bel et bien majoritairement, une philosophie de capital risqueur chez Meusinvest. C’est d’autant plus vrai que nous comptons pas moins de 70 spin-offs dans notre portefeuille! Spin-offs qui représentent, en terme de financement, ce que l’on pourrait appeler le risque du risque.
Parler d’une aversion au risque est une analyse pour le moins hâtive voire hasardeuse puisqu’elle ne correspond pas à la réalité de Meusinvest.

En conclusion, il est capital dans les contextes économique et financier contraignants que nous connaissons, d’unir toutes les forces en présence (privées et publiques) pour assurer la complémentarité des initiatives prises en matière de soutien à l’économie.

Il est évident que l’Union Wallonne des entreprises a un rôle important à jouer dans cette dynamique de soutien aux entreprises pour assurer leur croissance mais aussi le développement de l’emploi.
L’UWE devrait se positionner comme un partenaire de cette dynamique au profit de ses affiliés et ne pas tenter d’opposer ceux qui aujourd’hui, tant du côté public que privé, travaillent en parfaite complémentarité au profit de l’économie et de l’emploi wallons.